#.

NB : J’ai commencé à rédiger ce billet il y a 7 mois. Voulant l’étayer au fil de mes inspirations, je ne l’ai jugé assez complet pour le publier depuis. Je suis passée, hier, devant la bibliothèque de mon enfance lors d’une balade et tout est remonté. Les souvenirs, les doubles rendez-vous hebdomadaires, les bibliothécaires et leur traitement de faveur et les sensations indélébiles même quand ma mémoire me fait défaut pour d’autres faits.

Je n’aime pas m’épancher en anecdote personnelle par esprit sportif. Non plus pour mettre mes tripes sous filtre Instagram et prendre le pli des néo-conventions.

Je le fais parfois car j’aime partager des choses pertinentes et symboliques, qui pourront servir comme elles m’ont servies.

Durant une grande partie de mon enfance, chaque mercredi et/ou samedi, nous allions à la bibliothèque avec mes parents et ma fratrie. Le champ était libre. Absolument libre. Nous pouvions prendre tous les livres que nous voulions, absolument tous (La meuf super lourde qui répète deux fois chaque phrase, c’est bibi).

BD, livre pour enfants, ados, adultes, roman, manga, encyclopédie, bouquin d’histoire… Liberté totale et absolue. Bref, tu as saisi le projet. C’est avec cet unique énoncé que j’ai très tôt abordé la lecture. Qu’importe ce que je lisais, tant que je lisais.

image
La devanture de la fameuse bibliothèque qui a désormais emménagé ailleurs.

 

L’un de mes souvenirs littéraires d’enfance est une série de romans de Lemony Snicket. Je me rappelle avec précision du moment, des émotions et pensées quand j’ai découvert le premier tome sur l’étagère. « Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire« , couverture rouille, tranche bleue. La bête était rangée à une hauteur à peine plus haute que ma grandeur de l’époque.

J’ai retourné le livre et découvert ces lignes :

Saadia.

Publicités