Pour les musulmans dans la salle, un mois de jeûne sportif (de l’aube au coucher du soleil) vient de s’achever. Je le vis chaque année différemment. Cette édition 2016 fut teintée de questionnements plutôt déstabilisants sur l’état du monde et la fonctionnalité de la spiritualité. Ces derniers ont cheminé doucement mais sûrement jusqu’au dernier jour.

Si les ingrédients se voient réunis, je développerai ces dits questionnements. Pour l’instant, je ressens plus que jamais le besoin de me ressourcer en lectures. Place donc au programme lecture de juillet ! Les maîtres-mots sont réflexivité et ressourcement. J’ai aussi privilégié les formats courts aux plus longs afin de couvrir plus de terrains.

Ce mois-ci, je découvre trois auteurs. Deux femmes aux noms complexes et un monsieur qu’on ne présente plus. Une iranienne et une nigérienne aborderont les thématiques de féminisme. « Bas les voiles« , de Chahdortt Djavann et « We should all be feminists« , de Chimamanda Ngozi Adichie (que le dernier ferme la porte). Une amie m’a conseillé de lire « Les frères Karamazov » de Dostoïevski, je l’ai commencé mais je ne lui donne pas ma priorité.

Pour le côté purement analytique, j’ai choisi l’essai « Sur la liberté » de l’inspirante Angela Davis. « Un monde complètement surréel » de Chomsky et « Le califat d’Adam » qui explore la temporalité coranique d’Al-Kaabi.

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Je finis (enfin !) la série Sangsues avec le cinquième tome qui est apparemment décevant selon ma sœur.

J’ai découvert en librairie une série de petits bouquins présentant différents pays de manière originale.

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Ayant dépassé mon budget du mois, j’ai uniquement pris celui qui concerne le Japon… En espérant qu’il m’inspire dans l’écriture de Paedophilia.

Et enfin, le plus précieux quant à ma réalité est « Belonging here » de Judith Blackstone, psychothérapeute. Ce livre se veut être un guide pour les personnes spirituellement sensibles afin qu’elles puissent sublimer leurs particularités tout en exploitant leur potentiel spirituel. Être ouvert au monde… Et gérer les balafres qu’il nous cause. Je ne veux me fixer aucune deadline pour cet ouvrage. Je lirais ce que je lirais, sans pression.

C’est avec beaucoup d’amertume que je quitte ce mois spirituel de Ramadan. En dehors des objectifs que je me suis fixé, j’ai vraiment hâte de découvrir comment les choses vont évoluer au niveau local et mondial.

Ceci étant dit, je vous souhaite d’aller vers le savoir fonctionnel, quels que soient les domaines qui charment vos âmes et font danser vos esprits.

Je vous souhaite d’alourdir la balance du bien de ce monde car les forces du mal, de l’injustice, évidente ou subtile, semblent non seulement redoubler d’efforts mais trouver de plus en plus de scènes où lumière leur est faite.

Et lorsque le doute s’empare de vous, je vous souhaite de poser le premier jalon qui délogera l’immobilisme stérile. Montrez au monde ce qui vous tient en excitabilité ! Partagez vos passions ! Agissez là où vous pouvez !

Et je vous souhaite, pour ceux dont c’est la conviction, qu’Allah vous révèle à vous-mêmes et vous guide vers une spiritualité pleine de sens et d’actions.

Aïd moubarak aux concernés.

Saadia.

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