#. 

J’aime tout ce qui a trait à l’Asie. Plus précisément, ce qui concerne le Japon et la Corée (du sud ou du nord, je ne suis pas sélective dans mon amour).

Quiconque s’y intéresse se rendra compte des nombreux bienfaits des coutumes, pratiques et comportements de nos amis bridés. Il y a bien sur bien des côtés dark à la force de l’origami. Mais dans l’ensemble et à mon sens, c’est plutôt inspirant.

Ne nous épanchons pas en délectations affectives. Le livre dont il sera question aujourd’hui décrit la technique du layering. Cette dernière nous vient du Japon et consiste à « superposer les couches de soin ». Je t’arrête tout de suite, ton faciès ne se transformera pas en gratin Nivea, il recevra plutôt ce qu’il lui faut pour s’épanouir sans heurts.

Les visages couleur blanc crème veloutée, mats et sans pores apparents venant de cette zone géographique ne sont étrangers à personne. Seulement, les asiatiques ne naissent pas avec ce capital épidermique. La peau grasse, épaisse et tout ce qui s’ensuit est le lot des femmes japonaises. L’aspect de la peau et plus largement la « beauté » est un critère de mariage, il est donc peu étonnant qu’une telle technique ait été mise au point.

L’auteur du livre en question a fait le choix d’orienter ses lecteurs-rices uniquement vers des produits naturels et/ou bios. Ce n’est pas une nécessité ultime pour pratiquer le layering, les marques asiatiques (ou non) qui fournissent des produits spécifiques sans spécificités « bio » sont d’ailleurs légions.

Les 7 étapes peuvent paraître laborieuses à la lecture mais une fois adaptées à chaque peau et testées, quelques minutes suffisent.

La caractéristique première est le double démaquillage. On commencera par appliquer une huile végétale (soir uniquement) par mouvements circulaires pour séparer les cosmétiques et la pollution qui ne faisaient qu’un avec la peau jusqu’ici. Une fois le visage transformé en aquarelle ratée, on l’humidifiera pour appliquer un nettoyant. Jusque là, personne ne coule sous la complexité du projet.

Une fois la peau doublement démaquillée, on passera à l’étape lotion. Un pschit d’eau thermale ou d’hydrolat fait parfaitement l’affaire. L’étape intermédiaire de ce deuxième round est l’application d’un sérum. Que ce soit pour les rides/ridules, cicatrices, taches, déshydratation ou autre, cette étape intervient pour traiter un problème spécifique. Il s’agira ensuite de venir hydrater et nourrir le contour des yeux et le visage. L’avantage de l’option « nature » c’est d’avoir un 2-en-1. Une pression d’aloe vera, deux d’huile et le tour est joué. Last but not least, le baume à lèvres.

Récapitulons : Huile – Savon – Lotion – (Sérum) – CDY – Crème (ou aloe vera + huile hydratante) – Baume à lèvres.

Cette routine peut être agrémentée de masques de coton à l’étape lotion (imbibés de celle-ci), très célèbres au Japon et en Corée. Personnellement, je trouve cela trop contraignant. Je laisse donc cette option pour les jours où j’ai le temps et l’envie.

Il y a tout un tas de gadgets qui peuvent booster certains objectifs santé : l’éponge konjac, la brosse tosowoong ou rotative. Je ne souhaite pas m’étendre en détails, il y a assez d’espaces dédiés à la question sur les Internets.

Le livre contient également des conseils plus spécifiques selon le type de peau. On saura quelle huile acquérir pour une peau plutôt sèche ou carrément grasse. Un layering capillaire est également compris. Il consiste néanmoins principalement en un bain d’huiles prélavage. J’avais déjà écrit à ce sujet chez Imane Mag, le billet est à retrouver ici.

Ce bouquin est l’exemple concret de ce que peut vous apporter une lecture : un mode de relation nouveau au soin de soi. Cela fait deux ans que j’ai adopté le layering et il m’a permis de reconsidérer le temps que je passais avec moi-même.

Pour environ 7 minutes matin et soir, j’ai appris à connaitre une énorme tranche de la diversité qui nous entoure. Chaque plante, fleur, arbre de la création contient des utilités fascinantes, autant pour l’interne que l’externe.

En optant pour un « layering nature », j’ai pu grandement réduire les achats inutiles et onéreux des grandes marques qui nécessitent la vente d’un rein. La chose la plus stupéfiante est que j’ai vécu une décennie de mon existence en ne connaissant pas réellement ma peau. Les dénominations marketing m’ont faussé la route en matière de soins et accentuaient les problèmes qu’elles prétendaient soigner. Par ces quelques étapes essentielles et en quelques semaines, je redécouvrais ma peau, la vraie, la seule, en HD.

Saadia.

PS : Si tu veux avoir de plus amples infos sur les soins naturels, lis ce pétillant billet de Noriamanias.

Infos :

Titre : « Layering, secret de beauté des Japonaises »
Auteur : Elodie-Joy Jaubert
Pages : 72
Prix : 9,95€

 

Publicités