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Vous allez me prendre pour une folle. Mais j’ai l’habitude.

C’est loin de mes livres comme loin d’un enfant chéri que je me rends compte à quel point mes précieux me manquent.

C’est une chose de partir en quête de livres, de chercher la meilleure relation prix/couverture magnifique, de comparer, d’explorer mais c’en est une autre de s’asseoir en tailleur devant son patrimoine et d’effleurer du regard les livres qui nous sont chers.

C’en est une autre de littéralement se nourrir de ces délices visuels, d’étancher sa soif lorsque la tristesse ou la mélancolie veulent s’immiscer en nous. D’avoir des tiroirs de souvenirs qui s’ouvrent à la seule rencontre avec un titre, une tranche. De voir que même dans leur anarchie apparente, règne un ordre quasi religieux.

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Comme cela me manque de pouvoir être silencieuse en mots et voyageuse en pensées face à eux. J’en ai quelques uns avec moi, évidemment. Mais ils ont chacun cette particularité d’être unique même lorsqu’ils traitent de sujets similaires. Alors, ils sont tellement à m’être douloureux dans leur absence.

Je compte les jours pour retrouver mon chez moi, vagabonder de pièce en pièce, reprendre mes habitudes atypiques en d’autres latitudes. Et surtout, toucher mes livres, relire des passages, des quatrième de couverture, les contenir tous dans le creux de mes yeux.

Et vous, comment vous faites loin d’eux ?

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