#.

M’envolant bientot pour une contrée inexplorée à ce jour et même si je ne sais pas encore quoi prendre pour me vêtir, ma cargaison littéraire est déjà bouclée.

Mon dernier voyage ayant consisté en vadrouilles diverses, je n’ai pas eu l’occasion de lire. Ici, vu le programme plage et prélassement en terrasse, je préfère assurer mon stock car j’aurais du temps à foison. J’ai pris du sérieux comme du léger.

J’avoue mes crimes : j’en ai déjà commencé (et presque fini) plusieurs. J’avais trop hâte pour attendre de changer de territoire.

Au programme de droite à gauche et de haut en bas car, à défaut d’être bilingue, on respecte le code de la route arabe :

– La liseuse façon caverne d’Ali Baba.

– « Lettres de rupture » à travers le temps afin de voir comment on divorçait de Montesquieu à Franz Kafka, en passant par Stendhal et Einstein.

– « Comment je suis devenu stupide », mon premier Martin Page et définitivement pas le dernier, au vu du kiff actuel.

– « Atlas of the Qur’an », trouvé dans une librairie londonienne. C’est à la fois rafraîchissant comme approche de l’histoire coranique, fascinant par les découvertes au fil des pages et ludique grâce à la présentation.

– « Comment ne pas se rendre malheureux pour rien », une compil’ des textes de Schopenhauer, Schopi pour les intimes. On le dit pessimiste, je le trouve réaliste à bien des égards. Chacun son minhaj.

– « The highly sensitive person in love », par l’excellente Elaine N. Aron. Et quand je dis excellente, je pèse mes mots.

– « Foulards et hymens : pourquoi le moyen-orient doit faire sa révolution sexuelle », de Mony Eltahamy. Lecture qui semble intéressante au vu de son parcours. Je l’ai déjà entamé et un passage m’a frappée. Elle dit que le traumatisme fut si grand lorsqu’elle déménage, à 15 ans, en Arabie saoudite et découvre le pays que cela « la poussa dans les bras du féminisme ».

– « Filles impertinentes », de Doris Lessing. C’est aussi son parcours de vie qui m’intrigue.

– « Un été avec Baudelaire », d’Antoine Compagnon. Récemment, une amie me faisait remarquer que les saisons ponctuaient ses lectures. Je prends exemple par ce bouquin. Pourquoi Baudelaire ? Parce que Charles.

– Et enfin, le grand, le merveilleux, le transcendant Hermann Hesse. « Le loup des steppes » que je veux relire autre part. Et « L’art de l’oisiveté », que je découvre.

Et vous, qu’avez-vous lu ou emmené en vacances ?

Publicités